Un monde de crobard

Pages grises et roses d'une vie ordinaire.

11 mars 2009

Tourner la page

J'ai redonné à ce blog son titre initial. Et décidé qu'il s'arrêterait là.

Elle avait raison, qui m'écrivait, peu après la naissance de l'Acrobate, que le titre de mon blog ne lui semblait plus très vrai, qu'il évoquait pour elle quelque chose de sombre.
Le crobard a fait peau neuve en donnant la vie, et je me sens désormais plus à l'aise dans ma peau de hérissonne.

Alors j'ai exporté les billets postés depuis la fin décembre (vos commentaires ont malheureusement dû rester derrière, et c'est essentiellement pour cela que je n'effacerai pas ces mêmes billets ici), et j'ai emménagé dans un nouveau terrier.

Qui m'aime me suive !!

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21 février 2009

Vacances, j'oublie tout

Quitter la région parisienne pour la première fois depuis six mois.
Voir l'Amoureux se décontracter un peu à chaque kilomètre qui défile sous les roues, à chaque jour qui passe.
Entendre le souffle régulier de l'Acrobate qui dort dans sa nacelle, sur la banquette arrière.
Le voir s'éveiller, découvrir de nouveaux visages, un nouvel environnement, sourire.
Maudire les coliques qui le tourmentent, compagnes fidèles, et souffrir de ne pouvoir souffrir à sa place.
Penser à elle en passant devant les Machines de l'Île, à Nantes. Et puis à elle et à elle en réfléchissant aux boutiques à visiter, aux plaisirs à se faire dans la Ville Rose, dans une dizaine de jours.
Ne pas compter les jours qui restent, pour une fois, parce qu'ils sont nombreux encore.
Profiter.
Tout simplement.

L'acrobate, 16 février 2009

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16 janvier 2009

Avec les excuses de la Direction

La Direction des Programmes, consciente que depuis quelques temps, les nouvelles ne sont ni variées (l'Acrobate, l'Acrobate, et l'Acrobate), ni très roses (je suis nulle, j'assure pas, qu'est-ce qui m'arrive), vous prie de bien vouloir l'excuser pour cette situation absolument désolante, dont elle espère qu'elle ne se prolongera pas indûment.

Malheureusement, en cette période de grisaille et de difficile adaptation, elle n'a pas réellement de plan B à vous proposer, sinon une visite vers ses liens - mais il y a de bonnes chances que vous en soyez déjà lecteurs (pour ne pas dire auteurs)...

Là-dessus, la Direction des Programmes va profiter de la sieste de son despote préféré (le seul et unique toléré, d'ailleurs) pour aller prendre une douche - wouhou, c'est la fête !!!

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07 octobre 2008

Toujours pas...

Eh non ! toujours pas de connexion à la maison, et donc aucun moyen pour moi de vous donner des nouvelles, ou de prendre des vôtres ! J'enrage...
Bref, j'espère que tout cela sera vite réglé, et que je pourrai vite vous retrouver. C'est que ça me manque de vous lire, dites ! De vous parler, aussi, soyons honnête... ;-)
Je vous embrasse, et vous dis (j'espère !) à bientôt !

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03 avril 2008

Parce que !

Parce que le soleil brille derrière la vitre,
parce que l'entretien de ce matin avec cette chère Mme de Trémaine s'est presque bien passé (j'y ai bien cru, jusqu'à 5 minutes de la fin... et puis non. Il y a des personnes qui ne peuvent pas s'empêcher de chercher l'affrontement, faut croire !),
parce que je suis suuuuuuuuper motivée pour reprendre un par un les numéros de téléphone de mes six bases de données pour en virer dix et en rajouter quatorze,
parce que l'idée m'a amusée, tout simplement,

voici donc une reprise en forme de questionnaire, histoire de ménager les forces de la convalescente ! ;-)

Ca n'a rien d'une nouveauté, mais en le croisant tout à l'heure chez Katia, je me suis surprise à cocher certains numéros mentalement, tout en riant de ses commentaires. Du coup, je passe à l'acte, "pour de vrai" !
Très traditionnellement, en gras, ce que j'ai fait, en couleur, mes commentaires.

1. Payer votre tournée dans un bar.
2. Nager avec des dauphins dans l’océan.
3. Escalader une montagne.
4. Conduire une Ferrari.
5. Visiter les Grandes Pyramides.
6. Porter une tarentule. Yiiiiikssss.... Rien que la pensée de la chose me hérisse le poil ! Paraît que c'est tout doux, en fait, et que ça chatouille un peu quand ça se met à avancer sur votre main et votre bras, mais sur ce coup-là, vous ne m'en voudrez pas, je me fierai aveuglément à la rumeur !
7. Prendre un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies.
8. Dire « je t’aime » en le pensant vraiment.

9. Prendre un arbre dans vos bras. Pour tout avouer, c'était surtout pour essayer de prendre vraiment conscience de la démesure de sa circonférence...
10. Sauter à l’élastique, dans la cour de récré.
11. Visiter Paris.
12. Regarder un orage sur la mer.
13. Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil. Je ne sais pas si c'était spécifiquement pour regarder le lever du soleil, à la base, mais arrivé à une certaine heure, tu te dis qu'à y être, autant rester jusqu'au bout pour le voir, quand même !
14. Voir une aurore boréale.
15. Aller dans un grand événement sportif.
16. Faire pousser et manger vos propres légumes.
Des tomates cerises. Le seul légume pour lequel mon balcon était assez grand ! (N'empêche qu'elles étaient bonnes, oh !)
17. Mentir.
18. Toucher un iceberg.
19. Dormir sous les étoiles.
20. Changer la couche d’un bébé.
21. Faire un voyage en montgolfière. J'en rêve, en fait. Même rien qu'une toute petite sortie, un baptême pour touriste !
22. Voir des étoiles filantes.
23. Être saoule avec du champagne.
24. Donner plus que vous ne pouviez à une œuvre caritative.
En fait d'oeuvre caritative, c'était un mendiant, et comme j'étais moi-même plus fauchée que les blés fin juillet à l'époque, "plus que je ne pouvais", c'était vite atteint...
25. Observer la nuit avec un télescope.
26. Participer à un record du monde.
27. Faire une bataille avec de la nourriture.
28. Demander votre chemin à un étranger. A l'étranger ! :-)
29. Voir une éclipse totale.
30. Escalader une dune.
31. Écraser un animal en voiture. "Heurter", ça vaut "écraser" ?...
32. Danser comme une folle sans se soucier de qui vous regarde. En même temps, je ne pensais pas qu'on me regardait. Quand je m'en suis aperçue... bah ! qu'est-ce qu'il me restait de mieux à faire que jouer le rôle de celle qui assume farpaitement, Monsieur, et continuer ??
33. Adopter un accent pour une journée entière.
34. Se sentir vraiment heureux, même un court moment.
35. Avoir deux disques durs sur votre ordinateur. Celui de mon ex, en fait.
36. Prendre soin de quelqu’un de saoul.
37. Danser avec un inconnu.
38. Observer les baleines dans l’océan.
39. Voler un panneau.
40. Entreprendre un long voyage sur la route.
41. Escalader des rochers.
Avec la lecture, sans doute l'occupation principale de mon enfance et de mon adolescence !
42. Faire une balade de minuit sur la plage. Tiens, ça fait trop longtemps que je n'ai pas renouvelé l'expérience, d'ailleurs, maintenant qu'on en parle !
43. Faire du parapente.
44. Visiter l’Irlande.
45. Avoir le cœur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux.
46. Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux. Je me suis retrouvée assise là de force par le patron, que ça désolait de voir "une jolie fille déjeuner seule". Ambiance décontractée garantie...
47. Chanter dans un karaoké. A l'étranger, et en anglais, des chansons dont je ne connaissais pas les paroles. Ou comment vérifier par l'expérience la véracité du dicton selon lequel "le ridicule ne tue pas !"
48. Traîner au lit une journée.
49. Jouer au football.
Contrainte et forcée : cours d'EPS, au collège...
50. Faire de la plongée sous-marine. Un baptême, écourté malgré plusieurs tentatives. Après examen médical, il s'est avéré que je souffrais d'une malformation de l'oreille interne. Je ne verrai jamais les fonds sous-marins de près !
51. S’embrasser sous la pluie.
52. Jouer sous la pluie.

53. Être dans un théâtre de plein air.
54. Visiter la grande Muraille de Chine.
55. Créer votre entreprise.
56. Tomber amoureux sans avoir le cœur brisé.
57. Visiter d’anciens monuments.
58. Suivre un cours d’arts martiaux.
59. Jouer à la XBox pendant 6h d’affilée. Je suis allergique aux consoles et autres jeux de ce type. Chat échaudé...
60. Être marié.
61. Tourner dans un film.
62. Organiser une fête surprise.
63. Être divorcé.
Enfin, bientôt (j'espère !)
64. Ne pas manger pendant 5 jours. Heuuu... C'est mal me connaître, ça !!! Ou alors, c'est que je me tape une super intoxication alimentaire ou un truc du genre, hein...
65. Faire des biscuits à partir d’un sachet tout prêt.
66. Gagner le premier prix à un concours de déguisement.
67. Conduire une gondole à Venise.
68. Etre tatoué.
69. Faire du canoë-kayak.
70. Être interviewée à la télévision.
71. Recevoir des fleurs sans raison particulière. Et c'est aussi agréable que d'en offrir sans raison particulière, dites donc !
72. Jouer sur une scène.
73. Être à Las Vegas.
74. Enregistrer de la musique.
75. Manger du requin.
76. S’embrasser dès le premier rendez-vous. Lors du premier rendez-vous "en privé" ; les manoeuvres d'approche avaient été réalisées depuis longtemps déjà...
77. Être en Thaïlande.
78. Acheter une maison. Un appartement. Dont je n'ai pas profité très longtemps, d'ailleurs... (cf. point 63)
79. Enterrer un de vos parents.
80. Faire une croisière.
81. Parler plus d’une langue couramment.
82. Élever des enfants.
83. Suivre votre chanteur favori en tournée.
84. Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger.
85. Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie. Deux fois déjà. Au moins.
86. Manger des fourmis. Alors là, ça va pas êt' possib', mon bon Monsieur ! Vraiment...
87. Marcher sur le Golden Gate Bridge.
88. Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regarde.
89. Subir de la chirurgie esthétique.
90. Survivre à un accident duquel vous auriez pu ne pas survivre.
91. Écrire des articles pour une grande publication.
92. Perdre plus de 18 kg.
93. Soutenir quelqu’un qui perdait connaissance.
94. Piloter un avion. C'était un tout petit coucou, un Cessna, et le pilote officiel était juste à côté, prêt à reprendre le contrôle en cas de besoin. Mais c'était tout simplement magique...
95. Toucher une raie vivante.
96. Briser le cœur de quelqu’un.
97. Aider un animal à donner naissance.
98. Gagner de l’argent à un jeu télévisé.
99. Vous casser un os.
100. Percer une autre partie de votre visage que les oreilles.
101. Utiliser un revolver ou autre arme à feu. J'ai souvenir de tirs au 22 Long Riffle dans le fond du jardin... Je n'étais pas très douée, je dois l'avouer. Sans doute parce que ça ne m'intéressait pas.
102. Monter un cheval.
103. Subir une importante opération.
104. Avoir un serpent comme animal de compagnie. Cf. points 6 et 86. Et appelez-moi "Indiana Jones" !
105. Dormir plus de 30h d’affilée. A moins d'être en cure de sommeil artificiel, je ne savais même pas que c'était humainement possible, dites donc !!
106. Visiter tous les continents.
107. Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours.
108. Manger du kangourou.
109. Manger des sushis.
110. Avoir votre photo dans le journal.
Avec le reste de ma chorale, quand j'étais mouflette. Ben quoi ?!?
111. Changer l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à cœur. Pas en connaissance de cause, en tout cas. Enfin, pas à ma connaissance !
112. Reprendre vos études. Des études, non diplomantes, dans un domaine à 100 lieues de celles que j'avais faites. Et j'ai aimé chaque jour que j'ai eu la chance de pouvoir y consacrer...
113. Faire du parachute.
114. Porter un serpent. Indiana Jones, toujours...
115. Construire votre PC à partir de différents morceaux.
116. Raser votre tête.
117. Sauver la vie de quelqu’un.

Total : 51 sur 117, soit 43,6%.
Alors, d'autres parmi vous souhaitent-ils se piquer au jeu ?...

(Et merci pour ce si joli bouquet que vous m'avez composé !...)

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27 mars 2008

Pas envie

Des photos qui attendent dans un dossier d'être transférées sur Canalblog...
Des moments à raconter ou évoquer, certains précieux, d'autres quelconques, d'autres plus difficiles peut-être...
Des mots plein la tête, mais pas envie.

Pas envie de bloguer. A peine celle de vous lire.

Mal partout, la nuque raide, la gorge irritée, un orchestre symphonique en plein accordage dans la tête.
Et de retour au bureau...

"Je vais bien, tout va bien..."

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20 mars 2008

Matin calme

Sieste sur le fauteuil, 04 mars 2008Ils dorment, confiants. Il y a eu le bruit des griffes sur le plancher, les pattes posées sur le bord du lit pour voir si j'étais réveillée, pour voir si on avait le droit le monter. Il y a eu la quotidienne compétition pour les câlins et l'attention, l'une à grand renfort de petits miaulements apitoyants, l'autre par une débauche d'énergie insoupçonnée, chaque jour renouvelée. Et puis chacun s'est installé : moi dans le canapé, elle dans mon cher fauteuil crapaud, protégé de ses poils si doux par un plaid de coton marine, et lui, au frais, à même le parquet. Ils dorment, confiants. Ils se réveilleront dès que je bougerai pour aller jusqu'à la cuisine me préparer un café au lait, un thé ou bien un chocolat chaud, en fonction de l'humeur du jour. Guetteront l'éventuelle friandise, la croûte de pain avec laquelle elle jouera, celle qu'il avalera, très vite : on ne joue pas avec la nourriture, dans son monde à lui ! Et, le petit déjeuner terminé, ils grapilleront encore quelques caresses, et se rendormiront.

Ils dorment, confiants et rassérénants. Je commence aujourd'hui mon traitement.

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12 mars 2008

L'adieu aux armes

Lazare PonticelliIl est mort ce matin, parmi les siens, ainsi qu'il l'espérait. Il avait 110 ans, et c'était le dernier Français à avoir connu "la der des der"... qui fut malheureusement loin d'être la dernière. Il est mort ce matin, quelques années trop tard à son goût, lui qui n'aspirait qu'à rejoindre sa femme, depuis trop longtemps disparue. Il est mort ce matin, et j'ai du mal à réaliser qu'en France, la dernière mémoire vivante de l'horreur des tranchées s'est éteinte, du mal à réaliser que plus jamais, le vieil homme ne recevra d'enfants des collèges et lycées des environs pour leur raconter son expérience, et son amour pour ce pays qu'eux-mêmes connaissent parfois si mal.

Aujourd'hui, ils ne sont plus que huit survivants de la Grande Guerre à travers le monde. Huit hommes sur combien de millions qui sont partis, et dont un sur deux n'est jamais revenu ?...

Adieu, Monsieur Ponticelli. Votre présence me manquera, c'est sûr.

(Et une pensée particulière pour Calpurnia la gentille sorcière, dont l'histoire de la photo de mariage me fait frémir d'horreur à chaque fois que j'y pense... Et je m'efforce d'y penser régulièrement, pour ne jamais courrir le risque d'oublier.)

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10 mars 2008

Elections

MarianneJournée d'élections. Une mauvaise nuit (l'appréhension du couac...), un réveil avant 6 heures, quatorze heures dans un bureau de vote et en Mairie. Verdict : le Maire sortant réélu dès le premier tour, avec plus de quatre sièges sur cinq au Conseil municipal, et un Conseiller général qui manque sa réélection immédiate de 65 voix... sur plus de 10 000 suffrages exprimés. C'est fou le prix du fil, quand la vie l'élection ne tient qu'à un fil !

Devinez qui remet ça dimanche prochain ??...

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09 février 2008

La lucarne maudite

En écho à un billet d'elle...

TéléviseurJ’ai d’abord grandi sans le droit de la regarder : parfois le mardi soir, quand les grands films passaient encore le mardi soir, commençaient à 20h35, et se terminaient à une heure encore à peu près raisonnable pour des enfants, même des enfants qui n’avaient pas école le lendemain ; le dimanche, en début d’après-midi, Starsky et Hutch et puis Magnum, tout le monde vautré sur le lit des parents ; parfois, le samedi soir, pour un film ou pour Disney Channel, Jean-Pierre Foucault et Mélodie, la bagarre pour avoir le droit à la place tout contre Maman, dans son lit…
Et puis les années ont passé, et la discipline s’est assouplie. Rien à faire : elle ne m’attirait pas vraiment, et je continuais à lui préférer les livres. De temps en temps, les échos d’une série ou d’un film me faisaient sortir de ma tanière, et rejoindre le reste de la fratrie devant son écran. Souvent, je me relevais déçue et un peu écoeurée, en étant restée plus longtemps là que je ne l’avais prévu. Perfide lucarne, qui vous endort par ses couleurs et son agitation perpétuelle !
Etudiante, il ne m’est même pas venu à l’idée d’en chercher une, ni à acheter grâce à l’argent gagné dans mes petits boulots, ni à me faire offrir par mes parents. De temps en temps, l’envie de voir un film m’emmenait jusqu’à un cinéma. Pour les informations, j’avais la radio, et les journaux en salle de documentation ; pour le reste…
La télé est revenue dans ma vie en même temps que mon ex y entrait pour de bon. Quand nous avons été ensemble, j’ai eu la télé à la maison ; à chaque fois que nous nous sommes retrouvés séparés, j’ai retrouvé son insignifiante absence.
Mon père s’est offert un écran plat il y a quelques mois, et m’a proposé son ancien poste, un grand téléviseur à tube de bonne marque. J’ai accepté ; à ce jour, je me demande encore pourquoi.

Parce qu’au fond, je n’aime pas la télévision. Je me sais faible devant elle, je connais son caractère hypnotique, l’habitude si vite prise d’appuyer sur le bouton de la télécommande quand une minute s’annonce vide, et le temps qui file, sans qu’on s’en aperçoive, pendant qu’on zappe d’un truc qui ne nous intéresse pas vraiment sur un autre qui nous intéresse moins encore, via un programme qui nous énerve carrément par sa bêtise ou son côté si évidemment manipulateur, voyeur, ou infantilisant… Et, au bout, le même écoeurement qu’il y a dix, quinze, vingt ans, devant tous ces possibles au nez desquels on a fermé la porte, pour l’illusion d’un divertissement qui n’en fut même pas un.

Chez moi, la télé est rarement allumée. C'est encore comme ça que je la préfère.

Posté par PtiCrobard à 17:15 - Divagations diverses - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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